Tchetchénie 26 juin 2017

Mourad Amriev, victime de torture, a été remis en liberté en Tchétchénie

Mourad Amriev a été remis à des agents russes des forces de sécurité le 9 juin, à 3 heures du matin, après avoir été renvoyé du Bélarus où il avait tenté en vain de demander l’asile. Il a été libéré sous caution, à condition de ne pas quitter la Tchétchénie. Le 9 juin à minuit, le ministère des Affaires intérieures de Tchétchénie a déclaré qu’à 3 heures du matin, Mourad Amriev a été remis à des agents du ministère tchétchène des Affaires intérieures. Le 10 juin, les médias ont relaté que Mourad Amriev avait été libéré sous caution, à condition qu’il ne quitte pas la Tchétchénie.

Mourad Amriev a été filmé alors qu’il retrouvait ses parents et a déclaré aux journalistes du site web d’information Meduza : « Aujourd’hui, je suis avec ma famille et tout va bien. Depuis le moment où j’ai été remis à la police, personne n’a usé de la force contre moi ni ne m’a insulté. Bien sûr, toute cette situation a été source d’un stress énorme. Mes projets personnels et sportifs ont été ruinés, mais aucune menace ne pèse à présent sur moi-même ou ma famille. Je le dis en toute honnêteté et sans aucune pression. » Mourad Amriev a déclaré qu’il ne souhaitait pas s’exprimer au sujet de la plainte qu’il avait déposée précédemment au sujet de tortures subies en Tchétchénie en 2013, pas plus qu’il ne souhaitait parler du fait qu’il avait reconnu parmi les policiers qui ont tenté de le ramener de Briansk (dans l’ouest de la Russie) en Tchétchénie, république russe dans le Caucase du Nord, l’un des agents qui l’avaient torturé en 2013. Il a déclaré qu’il en parlerait plus tard.

(Amnesty International le 13 juin 2017)

La plainte de Zhalaudi Geriev devant la Cour Européenne des Droits de l'Homme (CEDH).

L'avocat de Zhalaudi Geriev, un correspondant du Noeud Caucasien accusé de trafic de drogue, a porté plainte devant la CEDH. Zhalaudi Geriev soutient que l'accusation a été fabriquée. Auparavant des organisations des droits de l'homme l'ont reconnu comme prisonnier politique.

Le Noeud Caucasien a rapporté que le 5 avril 2017 le Président de la Cour suprême a confirmé le verdict de la condamnation par la Cour du district de Shali, le 5 septembre 2016, à trois ans d'emprisonnement pour possession de marijuana. Selon l'avocat de Zhalaudi Geriev, au cours de l'enquête, les organes officiels chargés de l'enquête préliminaire, les agences de contrôle ont violé les normes de la Convention Européenne des Droits de l'Homme.

"Nous supposons que les droits de ZHALAUDI Geriev garantis par les articles 3, 6, 10 de la Convention Européenne ont été violés : Ne pas être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants, le droit à un procès équitable et des garanties minimum pour les droits de la défense au procès aussi bien que la violation du droit à la liberté d'expression. Nous avons porté plainte auprès de la CEDH." a déclaré l'avocate Neodesha Yermolaeva à notre correspondant.

(Le Noeud Caucasien du 26 juin 2017)