La marche aux flambeaux des identitaires interdite

La manifestation a été interdite par le Préfet.


Madame la Maire du 5ème arrondissement
Monsieur le Maire de Lyon
Mesdames et Messieurs les élu.e.s

Nous alertons depuis 2010 sur les dangers de l’implantation de l’extrême droite sur Lyon en montant des dossiers sur ces groupes et en information la population. Nous dénonçons les agressions de personnes et le saccage des lieux en accompagnant les victimes dans leur procédure.
Nous avons tissé du lien avec les acteurs/trices du Vieux-Lyon considérant qu’ils/elles étaient les premières cibles de ces implantations. Nous nous sommes réunis le 31 mars 2017 dans les locaux de la Mairie centrale pour travailler à des réponses concrètes et concertées pour contrer leurs idées de haine et leurs implantations.
L’attaque de l'atelier de l'Horloger de Saint-Paul, rue Juiverie dans le 5e arrondissement, a été l’élément de trop, déclencheur d’une nécessité d’agir. Des actions sont en cours et Philippe Carry a organisé le 24 novembre, place du Change, une réaction humaniste, avec des mots et des artistes pour apporter sa réponse à ce qu’il avait vécu.

Or, sur cette même place, les Identitaires ont décidé d’organiser un rassemblement puis une montée aux flambeaux le 8 décembre alors que :
-    Leur rassemblement et manifestation ne sont pas déclarés ;
-    Une montée aux flambeaux officielle est organisée et autorisée à 18h
-    Dans un contexte de sécurisation de la fête des Lumières, ce rassemblement pourra provoquer des risques pour les habitant.e.s du quartier.

Quelle image donnerions-nous de notre ville aux touristes venus nombreux et nombreuses dans notre ville pour la Fête des Lumières ? Celle où des groupes prônant la haine et la violence qui agressent peuvent tranquillement parader ?

Nous souhaitons plutôt que l’image du quartier du 5ème arrondissement qu’on retienne soit celle d’un lieu de brassage culture, architectural et de population. Laisser se dérouler ce rassemblement serait cautionner des valeurs qui sont "la haine et la violence". Nous demandons leur interdiction et que des mesures soient prises pour empêcher leur rassemblement. Il serait dommageable pour la Ville qu'un contre-rassemblement soit organisé contre cette marche avec les risques que cela engendre et l'image négative que cela renverrait sur la Ville en pleine festivités.

Dans l’attende de votre réponse,

Le collectif de vigilance contre l’extrême droite.

La mobilisation du 2 décembre

La mobilisation d’aujourd’hui, 2 décembre 2017, se situe en écho à toutes les mobilisations citoyennes organisées dans la Métropole pour pallier les carence de l’Etat à l’égard des migrants .

Or, le Code de l’Action sociale et des familles stipule dans son article 3452-2 : Toute personne en situation de détresse a accès, sans condition de régularité de situation, à tout moment à un hébergement d’urgence .

Il n’en est rien dans la Métropole .

Alors que la Convention Internationale des droits de l’Enfant, ratifiée par la Métropole, précise : tout enfant a le droit d’être scolarisé, tout enfant a droit à un toit, tout enfant a droit à la dignité .

Toutes les occupations d’écoles entreprises depuis plusieurs mois dans la Métropole prouvent que tous ces droits des enfants, sont bafoués .

Il est affligeant de constater que notre gouvernement avec sa politique actuelle n’assume pas l’accès aux prestations humanitaires ainsi que l’accès aux droits fondamentaux des migrants .

Si Monsieur Macron décrit la situation des migrants en Lybie comme « un crime contre l’humanité », comment explique-t-il les interceptions des migrants par les garde-côtes lybiens, grâce aux subventions que la France avec l’Union Européenne, leur accorde , ainsi qu’aux différentes forces de sécurité et à Frontex, en ayant débloqué, en juillet 2017, 46 milliards pour la formation des garde-côtes lybiens et celle des garde-frontières en Europe ?

Lire la suite...

Communiqué de presse JST du 26/11

Les occupations continuent

Le froid est de retour, toujours aucune solution d'hébergement pour les familles de nos écoles, malgré l'obligation faite à l'Etat de les protéger, en vertu de L'Article. L345-2-2 du Code de l'action sociale et des familles : «Toute personne sans-abri et en situation de détresse médicale, psychique ou sociale a accès, à tout moment, à un dispositif d'hébergement d'urgence. »

Dans combien d'écoles l'Etat enverra-t-il encore la police pour empêcher les familles qui dorment dehors en plein hiver de bénéficier de la solidarité citoyenne ?

Combien de fois les enfants du quartier demanderont-ils à leur s parents pourquoi les policiers empêchent leurs camarades et leurs familles d'être à l'abri ?

Nous continuerons d'occuper les gymnases et rappelons à l'Etat ses obligations. L'application de la loi n'est pas négociable et ne supporte aucun délai !

Réunis ce jour, les collectifs Jamais sans toit ont donc décidé de poursuivre les occupations des écoles du quartier.

Les collectifs Jamais sans toit