Communiqué de presse du collectif Jamais sans Toit

Communiqué de presse du collectif Jamais sans Toit du jeudi 27 11 2014

 

Rencontre à la DDCS avec Mr MAY-CARLE (Directeur), Mr FOURNET (Dir Adjoint) et Mme ESPINASSE (Chef de service hébergement et habitat social).

11 représentants des parents d'élèves, d'enseignants et de familles SDF ont été reçus ce jour à 17:30 afin de présenter la situation d'urgence d'hébergement de 194 enfants sans toit et scolarisés sur l'agglomération lyonnaise et actuellement sans solution pérenne d'hébergement : Doisneau, Gilbert Dru, Painlevé, Servet, Victor Hugo, Gionno, Veyet, Vaulx en Velin (15 écoles).

La DDCS a rappelé les procédures actuellement appliquées par l'administration d'état. Sur l'agglomération, 7 884 personnes sont sans solution d'hébergement 1 200 places d'hébergement d'urgence ont été prévues pour un déploiement progressif pour l'hiver 2014 – plan grand froid-. 346 places ont déjà été attribuées à ce jour et doivent être attribuées selon des critères de priorité : Santé, Handicap, enfants jeunes, femmes enceintes, personnes âgées. D'autres places seront progressivement ouvertes.

Mr MAY-CARLE a indiqué prendre en compte nos revendications et les a estimées légitimes. Il a mentionné d'important soutiens extérieurs (ministre du logement Sylvia PINEL, l'Archevêque, monseigneur Barbarin).

La DDCS a déploré le fait que les collectivités territoriales ne proposent pas de bâtiments publics. Mr MAY-CARLE a déclaré ne pas disposer des moyens pour étendre son pouvoir de réquisition, ni pour le parc public, ni pour le parc privé. Quant aux réquisitions, il évoque les réticences des riverains concernés ainsi que des élus locaux, mairie de Lyon comprise. Il a aussi souligné que très peu de problèmes s'étaient finalement posés. Cet argument, au regard des situations quotidiennes des familles et des dangers qu'elles encourent (un décès d'un enfant de 3 ans en octobre 2014, Lyon 2), est choquant et irrecevable pour nous.

La DDCS a reconnu que leurs services ne disposent que de trop peu de solutions en l'état actuel de la réglementation, ce qui est contraire aux propos du préfet dans son courrier du 21/11/2014 : «  les structures d'hébergement d'urgence ne sont pas saturées ». En conclusion, la DDCS s'est engagée formellement à faire réétudier l'ensemble des demandes qui lui ont été remises par les familles par la MVS.

Aucun engagement ne nous a été donné. « Toutes les demandes ne seront clairement pas satisfaites » selon MAY-CARLE. Face à l'absence de solutions concrètes et immédiate pour la majorité des familles, le collectif décide de maintenir sa mobilisation et ses actions. Monsieur May Carles a déclaré au cours de l'audience: «  je ne cèderai à aucun groupe de pression, ni aux élus locaux, ni aux groupes militants, même si j'en comprends la légitimité.» L'audience se termine sur le témoignage d'un père sans solution d'hébergement désespéré par sa situation, monsieur May Carle a expliqué ne pas traiter de cas particulier dans cette instance. Il a accepté de garder le contact avec un représentant du comité.