Collectif « Jamais sans toit » COMMUNIQUE DE PRESSE DU 27 JANVIER 2015

Collectif « Jamais sans toit » COMMUNIQUE DE PRESSE DU 27 JANVIER 2015

 Suite au refus de la préfecture de nous accorder l'audience que nous avions sollicitée début janvier, nous collectif « Jamais sans toit », appelons à un rassemblement demain mercredi 28 janvier à 17 heures devant la préfecture. Nous entendons par là rappeler que si de nombreuses familles ont été hébergées, d'autres sont toujours contraintes de dormir dehors, en dépit de l'obligation faite à l'Etat de les protéger et de leur fournir un hébergement. Nous rappelons à nouveau solennellement aux élu-e-s et représentant-e-s de l'État qu'ils-elles sont mandaté-e-s par le peuple pour faire respecter les principes et les lois de la République. La mise à l'abri des plus fragiles, quelle que soit leur

situation économique ou administrative, est l'un de ces devoirs. L'application de ce devoir n'est ni négociable ni modulable ( art L345-2-2 du Code de l'action sociale et des familles).

 Le collectif avait également sollicité des audiences auprès de Gérard  Collomb, qui en tant que maire de Lyon et président de Lyon Métropole, est  responsable de la gestion de nombreux logements vides dans l'agglomération lyonnaise: immeuble de 35 appartements rue Cazeneuve (Lyon 8 ème) inoccupé depuis 2011, le collège  Truffaut (Lyon 1er), le collège Maurice Scève (Lyon 4ème) ou encore le  collège Jean Vilar (Villeurbanne). Celui-ci n'a jamais daigné nous répondre. C'est la raison pour laquelle que le collectif  Jamais Sans Toit est intervenu lors des voeux du maire du 4ème jeudi 22  janvier afin de l'interpeller directement.

 La préfecture nous dit aujourd'hui vouloir maintenir le dialogue, ce dont nous prenons acte. Nous tenons, quant à nous, à rappeler que nous exigeons des solutions pérennes d'hébergement pour la totalité des familles, et que nous continuerons d'occuper les écoles pour offrir un toit à ceux de leurs enfants qui n'en ont pas. Les actions et occupations ne cesseront pas.

 

NOUS CONTINUONS D'EXIGER

 - QUE SOIT APPLIQUÉ L’ENSEMBLE DES DROITS FONDAMENTAUX PRÉVUS PAR LA CONVENTION INTERNATIONALE DES DROITS DE L’ENFANT RATIFIÉE PAR LA FRANCE EN 1989.

 - QUE LES ÉLÈVES ET LEURS FAMILLES BÉNÉFICIENT D’UN LOGEMENT DÉCENT ET DURABLE, À PROXIMITÉ DE LEURS LIEUX DE VIE SOCIALE.

 - QUE SOIT DÉLIVRÉ À LEURS PARENTS, SI NÉCESSAIRE, UN TITRE DE SÉJOUR PORTANT LA MENTION « VIE PRIVÉE ET FAMILIALE » PERMETTANT L’EXERCICE  D’UNE ACTIVITÉ PROFESSIONNELLE.