Le collectif Jamais sans Toit poursuit la mobilisation

Le collectif Jamais sans Toit poursuit la mobilisation et refuse la gestion de la misère sociale au gré du thermomètre

Le collectif Jamais Sant Toit dénonce la situation des familles sans logement depuis le 20 novembre. 15 semaines plus tard, l'école Gilbert Dru est toujours occupée ! Alors que Sylvia Pinel et la préfecture disent qu'il faut en finir avec la gestion du thermomètre, et refusent de parler du plan froid ; dans les faits les familles qui ont été prises en charge sont menacées d'être remises à la rue le 31 mars.

Le collectif Jamais Sans Toit a été reçu le vendredi 6 février par le directeur de cabinet du préfet, celui-ci s'était engagé à apporter des réponses à la liste que celui-ci avait demandé. Or un mois plus tard, c'est toujours le silence de la part des autorités.

Une pétition est donc lancée (papier ou Internet), afin de faire savoir à M. Le le préfet que le collectif n'acceptera pas que des familles soient renvoyées à la plus extrême précarité, celle de ne pas avoir un toit. Il est rappelé que l'hébergement est un droit inconditionnel (l'article 3452-2 du Code de l’Action sociale et des familles, qui a force de loi stipule : «Toute personne en situation de détresse a accès, sans aucune condition de régularité de situation, à tout moment à un hébergement d’urgence.»), et que les saisons et la température extérieure ne sont pas des critères qui entrent en considération pour l'hébergement des personnes.

Le collectif tient à rappeler que de nombreuses solutions sont possibles sur l'agglomération, notamment les innombrables logements vides qui sont la propriété des collectivités territoriales.

Afin de remettre les pétitions, le collectif sollicite une nouvelle audience pour le mercredi 25 mars, et appelle à une manifestation le samedi 28 mars.

 

Lyon le 5 mars 2015