La 22e Marche des Fiertés LGBTI frappée d’une interdiction partielle

La 22e Marche des Fiertés LGBTI d’Auvergne-Rhône-Alpes aura lieu Samedi 17 juin, mais elle a été frappée d’une interdiction partielle. La Préfecture du Rhône refuse que la manifestation passe dans le 5e arrondissement.

Les arguments avancés par la Préfecture du Rhône ne tiennent pas : voir le communiqué de la Lesbian and Gay Pride de Lyon.

Aujourd’hui, trop d’interdictions (partielles ou totales) de rassemblements publics ont été justifiées par les autorités avec des argument tournant autour de l'état d'urgence. A l’heure où le gouvernement souhaite pérenniser les principales mesures permises par l’état d’urgence dans le droit commun, la LDH constate que des dispositions inscrites dans l’état d’urgence sont utilisées contre des militants associatifs, syndicaux ou politiques.

Nous ne sommes pas dupes. La préfecture avance des arguments fallacieux pour dissimuler la véritable raison de cette interdiction partielle : l’implantation des groupuscules d’extrême droite dans le Vieux Lyon, qui ont fait de ce quartier leur fief.

La fédération du Rhône de la Ligue des Droits de l’Homme dénonce cette interdiction de trajet dans le « Vieux Lyon » comme une atteinte à la liberté de manifester et comme une complaisance envers l’extrême-droite.