Expulsion rue du Repos ?

Permanence d’accueil et d’orientation
de la Fédération du Rhône de la Ligue des Droits de l’Homme
34 cours de Verdun, 69002 Lyon

 

La permanence d’accueil et d’orientation de la Fédération du Rhône de la Ligue des Droits de l’Homme reçoit, une fois par semaine, des personnes en recherche d’une aide à la résolution de leurs problèmes dont le caractère juridico-légal est marqué. Nous les orientons alors vers des structures spécialisées ou professionnelles pouvant les prendre en charge (avocats, associations, institutions, administrations …).

Cette année, nous avons été confrontés, avec encore plus de force que les années précédentes, à la question du logement provisoire pour des familles en recherche d’insertion dans la société française, particulièrement pendant les démarches accompagnant une demande d’asile.

Les organisations ou associations qui gèrent la demande d’asile et l’hébergement d’urgence, malgré les textes en vigueur, arrivent de moins en moins à mettre à l’abri les populations qui font appel à eux, du fait du manque de structures pour assurer le logement. C’est ainsi que de nombreuses personnes passent les nuits dehors dans l’agglomération lyonnaise.

C’est dans ce contexte que les occupants des immeubles situés au 1bis rue du Repos dans le 7ème arrondissement de Lyon, ont accepté que viennent s’installer auprès d’eux des familles pour lesquelles nous ne trouvions pas de solutions d’hébergement, après que nous ayons, mais en vain, recherché des réponses positives auprès de Forum Réfugiés et du 115.

 

Ces squatteurs, si c’est le nom qu’il faut donner aux personnes qui occupent momentanément des locaux inoccupés, ont, en quelque sorte, apporté leur contribution à la fourniture d’un hébergement d’urgence dans notre ville à des personnes en grande difficulté.

Un seul exemple pour illustrer leur engagement dans ce domaine. Parmi les personnes logées figure une famille : les deux parents, deux très jeunes filles et un petit garçon. Pendant la procédure de demande d’asile, l’inscription des enfants dans différents établissements scolaires a pu se faire. Mais la mère n’acceptait pas d’aller passer la nuit place Carnot dans ce qui est aujourd’hui un camp à ciel ouvert, car la promiscuité lui faisait craindre pour ses filles. Les occupants de ces bâtiments ont permis à cette famille de s’installer à côté d’eux, leur fournissant le réconfort et ce qui a été ressenti comme une marque d’hospitalité à leur égard.

 

Pour la permanence,
le Secrétaire Fédéral de la LDH
Claude Massault