Non respect d'un arrêté municipal, en l'espèce camping sur les espaces verts

Lettre ouverte adressée à la Préfète de la Loire par la Section de Roanne de la LDH

 

Madame la préfète,


Depuis le mois de mai, l'agglomération roannaise comme celle de Saint Étienne, à vu s'installer une situation extrêmement difficile: des familles déboutées de leur demande d'asile se sont vu notifier une sortie de l'hébergement dont ils avaient bénécié et se retrouvent à la rue. Il y'a à Roanne 160 personnes, dont de nombreux enfants, qui errent jour après jour en quête d'abris provisoires et précaires.
Beaucoup de ces personnes ont formulé des demandes de régularisations et dont en attente d'une réponse à leur demande de titre de séjour pour "vie privée et familiale". Beaucoup de ces familles, du fait de la présence de très jeunes enfants, du fait de l'état de santé difficile de certains, du fait de l'état de grossesse de quelques mères, se trouvent en état de détresse et pourraient prétendre au bénéce d'un hébergement d'urgence tel que prévu par le Code de l'action sociale et des familles.
La section de la LDH tient à vous réaffirrmer son attachement aux droits qui pourraient venir résoudre la situation de nombre de ces familles, à savoir une instruction bienveillante et un examen des demandes de régularisations en instance dans vos services, et un prise en compte de la réalité, à savoir l'état de détresse de ces personnes qui justie la mise à l'abri dans la cadre des l'hébergement d'urgence.
En lieu et place, ce que trouvent ces familles pourrait se lire comme un harcèlement, un acharnement dans un but d'intimidation envers les personnes sans abri et leurs soutiens.

Ainsi, dimanche 25 août , plusieurs de ces sans abri ont été interpellés par la police, retenus quelques heures au commissariat aux ns de vérication de leurs identités comme de la régularité de leur séjour.
Le procès verbal de ces contrôles, effectués auprès de ces personnes à 9 heures 10 un dimanche matin, indique que ces contrôles "(...) ont été effectués pour le motif suivant : non respect d'un arrêté municipal, en l'espèce camping sur les espaces verts."
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