Après l'expulsion du campement Rom de Villeurbanne

Communiqué de presse de la section de la LDH de Villeurbanne, Est-Lyonnais

La Ligue des Droits de l’Homme constate une fois de plus que si le Grand Lyon est très vigilant quant au respect de la propriété de ses territoires, il ignore complètement le respect et la mise en application de la Circulaire du 26 août 2012 concernant l’évacuation des terrains occupés illégalement.
              En effet, ce texte précise qu’avant toute évacuation des lieux, ce qui implique l’expulsion habitants indésirables, il doit être fait un état personnalisé des situations individuelles.
              Or, l’arrêté d’expulsion ayant été signifié le 26 février 2013, le Grand Lyon avait eu plusieurs mois pour prescrire aux services sociaux compétents d’effectuer ces examens, ce qui n’a pas été réalisé avant le 29 octobre.
             De plus, le Grand Lyon ignore également que,  depuis 2007, par la loi DALO, le droit au logement est garanti par l’Etat, dans les conditions prévues par la loi, aux personnes qui ne peuvent obtenir un logement décent et indépendant par leurs propres moyens.
             Le Grand Lyon en tant qu’établissement public devrait avoir à cœur d’appliquer les lois promulguées dans ce pays.
              Alors qu’à partir du 1er novembre, c’est-à-dire trois jours après cette expulsion,le Plan Froid, qui aurait dû disparaitre comme annoncé lors du changement de majorité politique au printemps 2012, entrera en action avec des places d’hébergement d’urgence mises à la disposition des personnes vulnérables sans domicile, la Ligue des Droits de l’Homme, s’indigne  que cette action, ainsi que toutes celles analogues précédentes, se soit effectuée dans la violence avec  la destruction des pauvres abris constitués ainsi que celles des maigres biens réunis par les occupants.

La Ligue des Droits de l’Homme constate une fois de plus que si le Grand Lyon est très vigilant quant au respect de la propriété de ses territoires, il ignore complètement le respect et la mise en application de la Circulaire du 26 août 2012 concernant l’évacuation des terrains occupés illégalement.

En effet, ce texte précise qu’avant toute évacuation des lieux, ce qui implique l’expulsion habitants indésirables, il doit être fait un état personnalisé des situations individuelles.

Or, l’arrêté d’expulsion ayant été signifié le 26 février 2013, le Grand Lyon avait eu plusieurs mois pour prescrire aux services sociaux compétents d’effectuer ces examens, ce qui n’a pas été réalisé avant le 29 octobre.

De plus, le Grand Lyon ignore également que, depuis 2007, par la loi DALO, le droit au logement est garanti par l’Etat, dans les conditions prévues par la loi, aux personnes qui ne peuvent obtenir un logement décent et indépendant par leurs propres moyens.

Le Grand Lyon en tant qu’établissement public devrait avoir à cœur d’appliquer les lois promulguées dans ce pays.

Alors qu’à partir du 1er novembre, c’est-à-dire trois jours après cette expulsion, le Plan Froid, qui aurait dû disparaitre comme annoncé lors du changement de majorité politique au printemps 2012, entrera en action avec des places d’hébergement d’urgence mises à la disposition des personnes vulnérables sans domicile, la Ligue des Droits de l’Homme, s’indigne que cette action, ainsi que toutes celles analogues précédentes, se soit effectuée dans la violence avec la destruction des pauvres abris constitués ainsi que celles des maigres biens réunis par les occupants.

 

Villeurbanne le 30 octobre 2013