La Ligue des droits de l’Homme soutient les occupations actuelles à Villeurbanne

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Villeurbanne 8 février 2018 Une occupation par des exilé.e.s à la rue et leurs soutiens, est en cours actuellement à Villeurbanne, rue Bourgchanin . Cette initiative se situe dans le contexte de la Métropole lyonnaise où depuis plusieurs années, plusieurs personnes ,qui , malgré tous les obstacles, souvent au risque de leur vie, ont réussi à atteindre Lyon, voient leurs droits fondamentaux foulés aux pieds . Elles sont contraintes à vivre dans la précarité, à la rue, en raison de la politique de mise à l’écart et d’exclusion qu’elles affrontent ici, avec les persécutions répétées des campements et squats .

 

C’est ce qui ont amené des citoyennes et des citoyens de la Métropole, à leur venir matériellement en aide, de façon suivie depuis l’année dernière . Or, en raison de la politique de rejet et non d’accueil des migrants à l’oeuvre actuellement au niveau national et spécifiquement au niveau de la Métropole lyonnaise,  les occupants de la maison Mandela sont assignés en justice par la Métropole, le 12 février pour l’ouverture de ce squat . Du 8 au 14 janvier 2018, ce sont 2817 personnes qui , à Lyon, ont appelé le 115, et se sont retrouvées sans solution … ce n’est donc pas l’ouverture le 6 février d’un gymnase à Lyon, pour 110 places qui réglera cette situation ! Il n’est pas étonnant que le président de la Métropole , Mr Kimelfeld, ait été enfariné, suite à l’annonce de la dépense de plusieurs millions d’euros que la Métropole va engager pour la surveillance des bâtiments vides dont elle dispose, à la seule fin de lutter contre les squats … Il existe au moins 20 bâtiments vides dans la Métropole, recensés par les associations qui viennent en aide aux migrants . Ces immeubles, vacants et pour certains chauffés, dans l’attente de remise en état , de la réhabilitation des logements ,ou de réaffectation de la destination des locaux, pourraient faire l’objet de conventions d’occupations précaires possibles depuis 2013, dans le cadre de l’opération de relogement de personnes sans abri . Alors pourquoi, cette pratique de contrats spécifiques, déjà , mise en oeuvre dans d’autres villes ( Paris, Grenoble ?) ne pourrait-elle être utilisée dans la Métropole Lyonnaise ? Il est bien loin le temps où Lyon se revendiquait «Ville amie des enfants « ! Les défaillances  impressionnantes des institutions de la Métropole à l’égard des mineurs aujourd’hui, relèguent ces affirmations dans un passé révolu .

La Ligue des droits de l’Homme soutient les occupations actuelles à Villeurbanne car « L’humanité de demain se construit par l’accueil des migrants aujourd’hui . »