Les mneurs de Thizy résistent à leur déplacement forcé

Texte envoyé par le Collectif Jeunes RESF 69 aux médias le  19 juin

Vous avez déjà enquêté et écrit sur le centre Alpha de St Clément les Places où une quarantaine de MNA du Rhône continuent d'endurer de grosses difficultés. Aujourd'hui encore, ce centre provoque des remous importants dans ses environs.Et ce sont les  mineurs isolés de Thizy qui vous demandent cette fois eux aussi de vous intéresser à leur situation...

 

Le centre Alpha de St Clément les places, les MNA de Thizy ne veulent pas y aller!

 Comme l'an dernier à pareille époque, le Département du Rhône et l'ADAEAR  tentent d'organiser le déplacement forcé d'une vingtaine de  mineurs pour remplir le Centre Alpha de St Clément les Places.
 Malgré les difficultés  de vie et de scolarisation récurrentes dans ce centre éloigné de tout aux confins du Rhône et de la Loire, et quoi qu'en dise le discours officiel, le Département persiste dans sa volonté de le faire fonctionner comme centre d'accueil pour les MNA du Rhône, sans l'accompagnement éducatif nécessaire, et avec des  contraintes liées à son emplacement qui ne le rendent pas compatible avec les besoins d'insertion scolaire et sociale des jeunes qu'il abrite.

Le Département prétend que l'hôtel de Thizy où sont hébergés depuis longtemps- 9 mois souvent- de nombreux mineurs isolés devrait fermer. C'est loin d'être prouvé. De nouveaux mineurs continuent d'ailleurs d'y arriver.

En tout cas, une vingtaine de mineurs résistent depuis plusieurs semaines, et jusqu'à maintenant, à ce déplacement forcé!

Ils savent que tous leurs projets d'intégration scolaire, sociale, professionnelle, seraient à St Clément compliqués par un éloignement géographique que les moyens en éducateurs et en transport attribués là bas par le Département ne permettront pas de surmonter.

Ils ne veulent pas être relégués  dans une structure qui les enferme entre eux en marge des populations locales, alors qu'ils ont déjà tissé des liens intéressants avec des habitant(e)s de Thizy.

La situation est grave, avec le risque qu'une bonne partie des mineurs, dont certains n'ont que  16 ans, reprennent la route, donc l'errance. Les responsables du Département et de l'ADAEAR, loin de vouloir exercer leur devoir de protection de l'enfance, ne se cachent pas pour leur suggérer de partir s'ils ne sont pas contents.